un nouveau gouvernement de Ngazidja
Moroni, le 5 février - L’île autonome de Ngazidja a un nouveau gouvernement depuis lundi soir 4 février. Le président Mohamed Abdouloihabi a, du coup, fait le ménage dans son cabinet.
Dans la nouvelle équipe gouvernementale, deux anciens ministres sont maintenus, Soilihi Adabi Ali qui garde son porte-feuille de l’Education, de la Formation professionnelle et technique, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, et Ali Issa Moindjié qui, tout en restant dans l’enceinte du Building ministériel de Hamramba, quitte l’étage des Finances pour l’aile opposée au rez-de-chaussée, pour s’occuper des Transports, des Postes et Télécommunication, du Tourisme et des Affaires Islamiques, chargé de la Diaspora.
Les nouveaux entrants sont M. Youssouf Said Soilihi (ministre des Finances, du Budget, de l’Economie, du Commerce, du Plan et de la Coopération décentralisée, porte parole du gouvernement) ; M. Assoumani Saandi (ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail, du Développement institutionnel et de la Communication ; M. Abdou Said (ministre de la Justice, de la Sécurité intérieure et de l’administration pénitentiaire) ; Mme Fatima Said Allaoui (ministre de la Santé, de la Population et de la Cohésion sociale) et M. Said Soilihi Said Abdillah Ahmed (ministre de la production, de l’Energie, de l’Equipement, de l’Industrie, de l’Artisanat, de l’Habitat, de l’Environnement et du Développement durable).
Un nouveau directeur de Cabinet de la présidence a été nommé, M. Ahmed Said Islam ; M. Abdou El-Ghafour Abdou (chef de Cabinet à la présidence) ; Mme Amina Ali Cheikh (Secrétaire général de la présidence) ; M. Said Ahmed Said Toihir (Secrétaire général du gouvernement) ; M. Mohamed Taki Mboreha (Conseiller privé) ; M. Mohamed Said Mouigni (Conseiller économique et financier chargé de la Communication, Porte-parole du président) ; Mme Soilha Said Mdoihoma (Conseiller aux investissements) ; M. Toiouilou Mmadi (Conseiller aux Affaires sociales et religieuses) ; M. Moussa Abderemane (Conseiller juridique) ; M. Bacar Mdoihoma (Conseiller politique) ; M. Said Soilih Charif (Conseiller aux infrastructures) ; M. Abdou Mbechezi Mohamed (Conseiller à la promotion du secteur privé) ; M. Salim Youssouf Moudhoiffar Dine (Conseiller à la sécurité) ; et M. Said Mouigni (Chef protocole).
Decès du journaliste Amad Mdahoma
Moroni, le 5 février – La direction, le personnel d’Al-Watwan et la presse comorienne sont en deuil suite à la disparition du journaliste et ancien directeur général de l’hebdomadaire Al-Watwan, Amad Mdahoma. Ses obsèques ont eu lieu lundi 4 février, en début de soirée à Mitsoudjé.
Journaliste de formation, Mdahoma est entré à la rédaction du journal en août 1986, un après la création du journal en 1985. Depuis, il consacrera près de 20 ans, sans interruption, au sein d’Al-Watwan et occupera, à plusieurs reprises, les fonctions de rédacteur en chef avant d’être promu directeur général entre 2000 et 2005.
Nommé conseiller du directeur général, il sera ensuite affecté à l’Ortc en qualité de conseiller dans le courant de l’année 2006. Il a lutté contre la maladie pendant plusieurs mois et laissé quatre enfants, deux garçons et deux filles.
Paix à son âme.
Retour du président Sambi à Moroni
Moroni, 2 février – Le chef de l’Etat comorien, le président Ahmed Abdallah Sambi a regagné Moroni, vendredi 1er février en début de soirée. Il participait au 10 e sommet de l’Union africaine, qui se déroulait du 31 janvier au 2 février, à Addis Abeba.
Le président Sambi a saisi l’occasion pour annoncer à l’assemblée des chefs d’Etat et de Gouvernement présents dans la capitale éthiopienne son engagement à rétablir l’ordre constitutionnel dans l’île comorienne de Ndzuwani.
La décision du chef de l’Etat a été motivée par l’inefficacité des mesures de l’organisation panafricaine à résoudre la crise anjouanaise pendant dix ans.
Il a souligné au cours de son discours prononcé jeudi « voici près de huit mois qu’une de nos îles, Anjouan, est prise en otage par des milices armées refusant l’appel fraternel des autorités comoriennes et méprisant les médiations répétées des pays de notre région et de l’Union Africaine, pour l’organisation d’élections libres et démocratiques. »
« Nous avons fait appel à vous tous à travers notre Organisation continentale et je rappelle ici que mon pays a toujours accepté toutes les recommandations et résolutions de l’Union Africaine et du Comité ministériel de notre région, pour sortir de l’impasse. »
« L’Union Africaine, à travers des rapports récents de son Envoyé Spécial, a indiqué que le dialogue avec le chef des rebelles n’avait plus de raison d’être et qu’il fallait recourir à des sanctions. »
« Pour nous, cette absence de résultats liée à la crise anjouanaise vient de l’absence de moyens politiques de la Commission de l’Union africaine. »
« Désormais, l’Union des Comores, ne souhaite plus la continuation du cycle des réunions et conférences internationales sur la crise anjouanaise, car ces dernières ont épuisées leur pertinence. »
« Tout en exprimant notre gratitude à l’endroit de la solidarité africaine exprimée par les efforts inlassables de l’Union Africaine, j’ai retenu que le Conseil Paix et Sécurité a indiqué que l’option militaire n’était plus à écarter. »
« J’ai décidé de prendre mes responsabilités, en tant que garant de l’Unité et de l’Intégrité de mon pays, et je demande votre compréhension et votre soutien dans les efforts qui vont être entrepris incessamment pour restaurer, de manière durable, l’autorité de l’Etat Comorien sur une portion de son territoire »
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