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"Aime la vérité, mais pardonne à l'erreur": Voltaire

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Tant que Mayotte… : L'exfiltration vers Mayotte de Mohamed Bacar qui apparaît, aujourd'hui, comme le plus grand traître à la nation de toute l'histoire des Comores, est ressentie comme une humiliation de plus pour notre pays et notre peuple. Intervenue à un moment ou tout le peuple et le pays allait faire corps avec ses dirigeants et son armée, elle semble avoir été conçue pour venir abattre notre morale, asséner un coup dur à notre fierté nationale et notre patriotisme et réinstaller en nous la perte de confiance en notre capacité à nous développer et à prendre notre destin et notre histoire en main. Lire la suite

Education : Après une grève de près de deux mois des enseignants du public, les cours ''pourraient reprendre dès demain''

La ''nouvelle'' Bdc est arrivée :

La Banque de développement des Comores (Bdc) prend un nouvel élan et cherche à se démarquer de l'ancienne institution. Désormais, l'établissement dispose de son propre logo et compte proposer à sa clientèle une nouvelle gamme de services. Lire la suite

 

Le ministère des Relations extérieures des Comores a remis la liste officielle des personnes ayant accompagné le colonel rebelle vers Mayotte:

1. Mohamed Attoumane (gendarme
2. Abdou Romli (gendarme)
3. Assane Ali Chef
4. Absoir Omar (s/lt)
5. Andjib Houmadi (gendarme)
6. Issoumaila Houmadi (caporal chef)

7. Abdillah Saidali (caporal)

8. Ayouba Hakim (caporal)

9. Allaoui Mohamed (2e classe)

10.Chamsidine Combo (caporal)

11.Ibrahim Omar Houmadi Chef

12.Djanffar Chamouane (Adj.ch)

13.Abdou Bacar (Lt-colonel)

14.Douclin Mahmoud (Comman)

15.Moursoidi Houmadi

16.Takiddine Oumar (Adjudant)

17. Mousoipha Abdou (caporal)

18.Ombade Ridhoine (Adjudant)

19.Saayane Ridjali (MDL)

20.Ousseini Souf dit Rambo (Sergent)

21.Andhime Assane (cap. chef)

22.Ahmed Salim (Commandant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le chef de l'Etat, à propos des rebelles réfugiés à la Réunion

''Si la France ne peut les extrader vers un pays où la peine de mort est en vigueur, alors qu'elle les envoie dans un autre tribunal''

Le chef de l'Etat Ahmed Abdallah Sambi a prononcé une allocution, jeudi soir, à l'occasion d'une cérémonie de Maoulid Nabawi à Beit Salam. Le chef de l'Etat a mis à profit cet évènement essentiellement religieux pour revenir sur la victoire enregistrée par l'armée nationale de développement soutenue par les troupes tanzaniennes et soudanaises dans l'opération de libération de Ndzuwani et a rendu un vibrant hommage aux militaires pour ''cet acte de bravoure''. Pour le président Sambi il s'agit d'une grande victoire de toute la nation et des amis des Comores.

Le chef de l'Etat s'est réjoui du fait que malgré l'usage d'armes lourdes pour déloger les rebelles à Ndzuwani, l'opération s'est soldée par de dégâts mineurs ''notre armée et les forces alliées n'ayant perdu aucun élément''.

Quant à la fuite de Bacar vers l'île de Mayotte, le président a dit comprendre la colère des Comoriens partout où ils se trouvent. Mais il a rappelé que le droit de manifester doit s'exercer dans le respect des droits fondamentaux des personnes, des biens et des nations.

Le président a rappelé que le gouvernement comorien a demandé aux autorités de Mayotte d'extrader le colonel rebelle et ses acolytes : ''Si la France du fait de ses lois ne peut extrader quelqu'un vers un pays où la peine de mort est en vigueur comme aux Comores, alors qu'elle le fasse juger dans un autre tribunal comme celui de La Haye''.

Le président Sambi s'est réjoui de la libération de Ndzuwani car désormais ; a-t-il dit, il dispose d'un pouvoir effectif sur les trois îles de l'Union des Comores.

Par ailleurs, la date du 25 mars sera consacrée ''Journée de l'armée nationale'' en souvenir à la victoire de la libération de Ndzuwani.

Après la fuite de Bacar à Maore : grosse colère anti-française

Après l'annonce de la fuite de Mohamed Bacar à Mayotte, accompagné de 22 des ses proches collaborateurs militaires et membres de sa famille, les rues comoriennes, de Mayotte à Ngazidja en passant par Mwali et Ndzuwani, se sont enflammées.

A Maore occupée par la France depuis l'accession des Comores à l'indépendance, les manifestations ont été les plus violentes. Les manifestants originaires des quatre îles qui avaient l'intention de se rendre à l'aéroport de Pamandzi pour empêcher le départ annoncé de Mohamed Bacar vers La Réunion, verront ''Grande-terre'' et la ''Petite-terre'' coupée, les barges les reliant, sommées d'amarrer ''jusqu'à nouvel ordre''. Au même moment, les accès menant à l'aéroport de Pamandzi seront bloqués par les forces françaises. Des échauffourées éclateront et des blessés seront enregistrés.

A Ngazidja, des jeunes entre 15 et 30 ans, ont spontanément envahi les rues de Moroni, en direction de l'ambassade de France à Moroni. Partie au nombre d'une centaine, la manifestation a vite grossi pour atteindre plusieurs centaines. Un barrage sera vite dressé par les éléments de la gendarmerie et de la police nationale, appuyées par des militaires de la force de coalition à une centaine de mètres du bâtiment abritant la représentation française. Disciplinés mais visiblement en colère, les manifestants ont demandé le départ de Christian Job, l'ambassadeur de France à Moroni dont on reproche les appuis constants aux leaders séparatistes. Sur des banderoles on pouvait lire ''Rendez Bacar, la France, ennemi des Comores'', ou ironique, ''La France, Merci pour votre soutien'' faisant, ainsi allusion aux déclarations françaises de ''soutien'' à l'opération de rétablissement de l'ordre.

A Mohéli, un drapeau français a été brûlé. Avant de se disperser, le porte-parole des manifestants a lu un document qui ''déclare'' la France coupable de la mort des présidents Said Mohamed Cheikh, Ali Soilihi, Ahmed Abdallah Abdérémane, Mohamed Taki et la déportation de Djohar à Bourbon et ''coupable'' de s'être ''appropriée Mayotte, partie intégrante de notre territoire et de tous les actes de déstabilisation menés dans l'archipel notamment en apportant sa protection à Bob Denard et à ses chiens de guerre qui ont semé le désordre et la désolation aux Comores et d'avoir suscité et encouragé le séparatisme à Anjouan''.

A Mutsamudu, plus de 5000 manifestants ont crié leur colère contre la France. Sur des banderoles on pouvait lire ''Mohamed Bacar serviteur de la France'', ou ''Rendez nous Mohamed Bacar''. Des jeunes ont scandé ''Anjouan exige l'extradition des rebelles''. Ici encore les manifestants ont ''exigé'' le départ de Christian Job l'ambassadeur de France en poste à Moroni et lancé ''Mayotte arrière base de l'instabilité aux Comores''.

Dans un communiqué, le gouvernement de Ngazidja ''regrette que les autorités françaises n'aient pas remis, depuis hier, le colonel Bacar et ses collaborateurs aux autorités comoriennes''.

Par ailleurs, on a appris que le Transall de l'armée de l'air française transportant le chef rebelle a décollé jeudi à 20 heures 30 pour La Réunion, où le colonel ''va être remis à la justice'', selon la préfecture de Mayotte.

L'avion transporte aussi les 23 militaires anjouanais qui avaient accompagné Bacar dans sa fuite, et qui vont, eux aussi, être remis à la justice. Lire les articles : La colère contre la France...; Après la fuite du colonel Bacar ; Quelle transition pour l'île d'Anjouan? ; Un colonel en cavale

N°1038 du vendredi 28 mars 2008
 
 

 

 

 

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Mise à jour: mardi 22 avril 2008