Nation

Mouroua : Saïd A. Dahalane se succède à lui-même

Le docteur Saïd Abasse Dahalane, président du parti Mouroua, est reconduit à ses fonctions par le troisième congrès de son parti qui a pris fin dimanche en début de soirée à Itsandra mdjini.

Selon Mhoussini Hassani Barwani, porte-parole et l’un des trois secrétaires généraux adjoints du parti, ce troisième congrès s’est attaché, entre autres choses, au renforcement du parti à tous les échelons pour recadrer son action avec ‘‘la nouvelle donne politique apparue après la libération de l’île d’Anjouan qui permet, désormais, au parti Mouroua de s’étendre sur tout le pays’’.

Dans cette île, justement, d’après Barwani, ‘‘les militants d’Anjouan peuvent dès lors se montrer au grand jour sans craindre les représailles des rebelles de Mohamed Bacar’’ qui, rappelons-le, avaient étouffé les libertés collectives et individuelles et l’expression, voire l’existence des partis politiques.

Mhoussini Hassani a indiqué que le Mouroua vient d’être rallié par le député de Mutsamudu, Bacar Abdou qui est, d’ailleurs, candidat à la prochaine élection présidentielle à Anjouan.

Parlant du congrès, il a déclaré que le parti est vivement préoccupé par le quotidien des Comoriens, raison pour laquelle ce troisième congrès aura mis plus l’accent sur les aspects socio-économiques que bien d’autres aspects.

C’est ainsi, précisera le porte-parole du Mouroua, qu’à la conférence inter-comorienne que le chef de l’Etat pourrait convoquer après la tenue de l’élection du président d’Anjouan, vers la fin du mois de juin, Dahalane a exprimé ‘‘des opinions qui ne vont pas dans le même sens que celles du chef de l’Etat’’. Aux yeux du Mouroua, si la révision de certaines dispositions de la constitution s’avère nécessaire, sans toutefois toucher au caractère tournant de la présidence de l’Union, cette conférence devrait mettre l’accent sur le renforcement de l’Etat de droit et aborder de façon plus pertinente les questions socio-économiques qui primeraient sur tout.

Le parti Mouroua, à s’en tenir aux propos de son porte-parole, ne verrait pas d’inconvénient à une mise à plat de la constitution mais pas avant la tournante en faveur de Mohéli. ‘‘Les institutions actuelles coûtent cher au pays du fait de leur caractère budgétivore’’, a dit en substance Mhoussini Hassani Barwani.

En matière de révision constitutionnelle et d’institutions budgétivores, c’est tout le monde qui le pense et c’est tout le monde qui le dit mais à demi-mot. La raison en est simple : il faudrait que Mohéli ait sa part de ‘‘tournante’’ avant de faire autre chose. Dans l’île de Djumbe, tout le monde est unanime pour reconnaître le caractère ‘‘débile’’ d’une constitution qui n’est bonne qu’à enferrer le pays et donc révisable sauf dans son article instituant la ‘‘tournante’’. Comme si personne ne savait que c’est justement là où elle donne le tournis.

M. Hassani

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Moroni Comores

 
 
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