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Enseignement à Ngazidja

Le syndicat des professeurs monte au créneau

Où en est l'enquête sur la fuite de certains sujets du baccalauréat? Jusqu'ici, les présumés coupables, dont un professeur d'histoire-géographie et un autre de mathématiques, ne sont pas inquiétés. Et les neuf élèves arrêtés pour flagrant délit de fraude viennent d'être relâchés.

Il y a donc fort à parier que l'affaire sera classée sans suite. C'est justement pour booster l'enquête que le syndicat national des professeurs comoriens (Snpc/Ngazidja) monte aujourd'hui au créneau pour dénoncer le silence qui entoure le dossier. Si son secrétaire général, Chabane Mohamed, reconnaît que l'impact de la fraude est très limité et ne devait aucunement entraîner l'invalidation de l'examen, il demande cependant que les auteurs de ces fuites soient identifiés, traduits en justice. Pourquoi le syndicat a-t-il gardé profil bas jusqu'à ce jour ? ''Nous ne voulions pas ajouter à la confusion. Nous avons préféré attendre pour connaître le degré d'impact de la fuite avant de nous prononcer”. Chapel appelle le ministère de l'Education à s'impliquer davantage dans l'enquête.

La fuite du baccalauréat concerne surtout les épreuves d'histoire-géographie et de mathématiques. A Mohéli, six candidats ont été surpris avec la correction du sujet d'Histoire. Ils seraient tous originaires de Nioumachoi.

A Moroni, ce sont deux élèves d'origine mohélienne qui ont été retrouvés avec la même épreuve. Le professeur mis en cause serait actuellement à l'étranger. ''Nous défendons une clarification publique sur le sujet'' poursuit Chabane Mohamed. Selon lui, le syndicat pourrait, si l'affaire trépigne, se constituer partie civile.

Sur le front scolaire, la situation n'est guère claire. Le Snpc pense, par exemple, que toutes les conditions ne sont pas réunies pour effectuer la rentrée fixée en octobre : ''Non seulement les bulletins de troisième trimestre ne sont pas remplis, notamment au lycée de Moroni, mais la commission chargée des transferts n'est même pas mise en place'', a déclaré Chabane.

Le syndicat regrette, en outre, que le paiement de la deuxième tranche des arriérés de salaires n'ait été honoré jusqu'à ce jour : ''Notre patience a des limites'' a-t-il dit, comme en guise d'avertissement.

Sur le licenciement des cinq cent quarante enseignants de la fonction publique, le syndicat accuse le gouvernement précédent de légèreté. Il n'aurait pas, dit-on, pris en compte les recommandations du syndicat : ''Nous lui avions dit de recruter en fonction des besoins et de le faire surtout avant la rentrée scolaire. En plus, il faut que ces gens-là aient le profil nécessaire''. Chabane reconnaît certes à l'Etat l'autorité de fixer la rentrée scolaire, il n'en demeure pas moins qu'il demande de meilleurs préparatifs.

M. Inoussa

Journal Al Watwan

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