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Sommet ordinaire de l’Ua : Le rideau est tombé hier à Pretoria pour la 25ème session

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UNION AFRICAINE. Sur le plan politique, les crises au Burundi et le processus électoral au Burkina Faso, la transition en Centrafrique ont également été abordés, de même que la situation en Libye. La lutte contre les maladies dont Ebola a aussi été débattue au cours des travaux.

 

Le 25ème sommet des chefs d’Etat membres de l’Union africaine a pris fin hier, lundi 15 juin à Pretoria. Le président de la République, Ikililou Dhoinine, a pris part à ces assises ouvertes la veille, dimanche, dans la  capitale de la République d’Afrique du Sud.

Les travaux préparatoires du sommet ont débuté le dimanche 7 juin par la réunion du Comité des Hauts représentants, les ambassadeurs des pays membres. Le thème de cette  25ème session ordinaire de l’Ua était le même que celui du sommet de janvier dernier, à Addis Abeba, à savoir : «Année de l’autonomisation des femmes et du développement en vue de la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Afrique». Sur ce thème, on a pu noter la présence de l’actrice américaine, Angelina Jolie, envoyée spéciale du Haut commissariat aux Réfugiés (Hcr), qui a défendu devant les ministres la cause des femmes, notamment dans les zones de conflits où le viol est utilisé comme arme de guerre.

De nombreux sujets étaient à l’ordre du jour de cette grand- messe  panafricaine, notamment l’économie, l’infrastructure, la pauvreté, le terrorisme qui fait rage dans beaucoup de pays comme au Nigéria, au Kenya et en Somalie. Sur la pauvreté, l’on a rappelé qu’en Afrique subsaharienne 40 % de la population vit dans l’extrême pauvreté, avec moins de 1,25 dollar par jour. Et où l’on affiche la plus importante prévalence de la faim et, contrairement à la tendance mondiale, le nombre total de personnes souffrant de la faim continue d’augmenter, alors que les tendances de la pauvreté n’offrent pas de perspective plus réjouissante pour la région.

Les femmes sont les premières victimes dans cette région du continent où elles gagnent en moyenne 30 % moins que les hommes et continuent d’avoir un accès limité aux ressources de production, telles que la terre, l’eau et le crédit, et à des services comme la santé, l’éducation, la formation agricole et les aides à la petite agriculture. 

Sur le plan politique, les crises au Burundi et le processus électoral au Burkina Faso, la transition en Centrafrique ont également été abordés, de même que la situation en Libye. La lutte contre les maladies dont Ebola a aussi été débattue au cours des travaux.

Au sujet de la situation politique au Burundi, les parties en conflit sont invitées à renouer le dialogue pour mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis fin avril dernier.

Un autre point assez suffisamment débattu est la question des flux de capitaux africains. On estime que l’Afrique avait perdu 1.800 milliards de dollars entre 1970 et 2008 et qu’elle continue de perdre des sommes faramineuses évaluées à 150 milliards de dollars par an en flux financiers illicites (Ffi) ou «fuite illicite de capitaux», notamment par l’évasion fiscale, les fausses facturations des opérations et des services liés au commerce par les compagnies multinationales.

 

Mais dès dimanche, les travaux du Sommet de l’Ua ont été perturbés par l’interdiction de quitter le pays adressée au chef de l’Etat Soudanais, Omar  Elbéchir, qui avait fait le déplacement de Pretoria pour prendre part à la rencontre avec ses pairs du continent.

Ce sujet avait éclipsé ceux arrêtés dans l’ordre du jour , surtout par la presse qui en a beaucoup parlé mais à chaque fois, la délégation soudanaise  balayait d’un revers de la main les menaces qui ont seulement fait du bruit car le président Béchir est reparti tranquillement dans son pays avec sa délégation comme elle était arrivée en Afrique du sud.