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Les dirigeants du monde ne veulent laisser personne pour compte

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L’AFRIQUE. Un souhaite voir une volonté sérieuse de la part de l’industrie financière internationale en référence aux règlements de rédaction qui peuvent endiguer les quantités énormes de fonds que perd l’Afrique à cause de la fraude fiscale, fuite illicite de capitaux et autres transactions malhonnêtes qui mettent à plat le continent.

 

Les ambitions affichées aujourd’hui [lundi, Ndlr] à Addis-Abeba, à l’ouverture de la Conférence sur le financement du développement sont grandes. M. Ban Ki-Moon, le Secrétaire général des Nations Unies déclare que «la conférence nous met sur la bonne voie pour planifier le développement, mais nous ne devons laisser personne pour compte». M. Ban Ki-Moon a imploré les dirigeants du monde lors de l’ouverture de l’une des plus grandes conférences organiséeS en Éthiopie.

M. Ban Ki-Moon qui reconnaît le programme ambitieux de la conférence pense que «c’est un point de départ pour une coopération requise»; il aimerait voir un monde durable exempt de pauvreté.

Le Premier ministre de l’Éthiopie, M. Haile Mariam Desalegn, s’adressant à l’auditoire, a déclaré qu’»il nous faut à tout prix progresser car les démarches habituelles ne nous mèneront nulle part». M. Desalegn a exprimé son désir de voir la conférence aborder également la question des moyens mis en place pour récolter les fonds locaux pour les projets de développement.

M. Desalegn dit qu’il souhaite voir une volonté sérieuse de la part de l’industrie financière internationale en référence aux règlements de rédaction qui peuvent endiguer les quantités énormes de fonds que perd l’Afrique à cause de la fraude fiscale, fuite illicite de capitaux et autres transactions malhonnêtes qui mettent à plat le continent.

M. Desalegn espère voir aussi la conférence se pencher sur un développement qui prenne conscience de la protection de l’environnement. Et ajoute que «notre avenir sur cette planète n’est plus aussi certain à moins que nous ne commencions à faire les choses autrement».

Le Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, président de la Commission de l’Union africaine, a exhorté les pays en développement de s’aider mutuellement et financièrement, promettant que «chaque dollar investi sera valorisé». Faisant écho des sentiments de M. Ban Ki-Moon, le Dr Dlamini-Zuma dit  que «la solution pour le financement du développement réside dans l’utilisation de toute source de financement: publique, privée, locale et internationale».

La présidente du Libéria,  Mme Ellen Johnson-Sirleaf, a ajouté sa voix d’encouragement en disant qu’»il nous faut réaliser le développement durable».

 

Les chefs d’État et de gouvernement, ministres des finances, les coopérations étrangères et de développement, ainsi que les acteurs institutionnels concernés, organisations non-gouvernementales et le secteur commercial participent à la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, qui se déroule du 13 au 16 juillet 2015.