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Conférence sur le virus Ebola à Malabo : L’Afrique mobilisée contre l’épidémie

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SOLIDARITE. Le président Ikililou Dhoinine prendra part, du 20 au 21 juillet en Guinée équatoriale, aux travaux de la conférence internationale sur la lutte contre Ebola. La maladie a fait jusqu’ici près de 10.000 morts, particulièrement en Afrique de l’Ouest.

 

Du 20 au 21 juillet se tient à Malabo (Guinée équatoriale), sous la coordination de l’Union africaine (Ua), une conférence internationale sur la lutte contre Ebola, cette épidémie qui sévit depuis décembre 2013 en Afrique de l’Ouest et qui a affecté, jusqu’au 15 février dernier, plus de 24.000 personnes, particulièrement en Guinée-Conakry, en Sierra Léone et au Libéria. Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement du continent, dont le président Ikililou Dhoinine, vont prendre part aux travaux de cette conférence placée sous le thème : «L’Afrique aide les Africains dans le relèvement et la reconstruction post Ebola».

La rencontre doit pouvoir mobiliser un soutien africain et international (y compris le soutien financier) pour la reconstruction des trois pays touchés par Ebola, sensibiliser «les parties prenantes à tous les niveaux, y compris le secteur privé, à soutenir et à renforcer les actions de lutte contre l’épidémie ainsi que la préparation et la riposte à toutes les menaces de santé émergentes et réémergentes en Afrique et identifier les secteurs où les conséquences de l’épidémie constituent des problèmes actuels urgents et qui exigent des solutions immédiates».

La conférence est également destinée à «renforcer le lien entre recherche-action et les interventions en santé afin de mieux coordonner la réponse contre Ebola et d’autres grandes maladies endémiques émergentes en Afrique». Elle doit enfin capitaliser les expériences de la présente épidémie d’Ebola et ressortir les leçons apprises ainsi que les meilleures pratiques pour une lutte plus efficace contre le virus Ebola et d’autres grandes maladies endémiques aussi bien dans la préparation que dans la riposte contre les épidémies futures.

Il faut dire que dès les premiers jours de l’apparition de l’épidémie, l’Union africaine (Ua) s’est fortement mobilisée pour assister les trois pays touchés à mieux affronter la maladie. Le Conseil de paix et de sécurité, lors de sa 450ème réunion tenue à Addis-Abeba le 19 août 2014, a, au nom de l’article 6 (f) relatif aux aspects de son mandat pour l’action humanitaire et la gestion des catastrophes, décidé, compte tenu de l’urgence de la situation causée par l’épidémie d’Ebola, d’autoriser le déploiement immédiat d’une mission humanitaire militaro-civile comprenant des médecins, des infirmières et autres personnel médical et paramédical, ainsi que le personnel militaire.

Grace à cette mobilisation et à l’appui des différentes partenaires au développement, Ebola a pu être maitrisé. «Le Libéria a atteint zéro nouvelle infection le 9 mai 2015, alors que le dernier cas confirmé a été enterré le 27 mars 2015. La fin de l’épidémie a été officiellement déclarée dans le pays par l’Oms. La projection optimiste est que la Sierra Leone et la Guinée se rapprochent de zéro nouvelle infection d’ci août 2015, le moment où le mandat d’Aseowa (mission de soutien de l’Union africaine contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest) prendra fin», lit-on dans une note conceptuelle consacrée à la conférence.

 

Etant donné qu’aucun pays ne peut prétendre d’être à l’abri d’Ebola, chaque gouvernement a été encouragé à élaborer, avec la collaboration de l’Oms, une stratégie visant à contenir l’épidémie. «Il est important de rappeler à tous les acteurs que l’éradication de la maladie reste l’objectif principal et que leurs efforts, que ce soit financier ou en nature, doivent s’adapter aux nouveaux besoins et être maintenus jusqu’à l’éradication de l’épidémie. Un élément aggravant de ce scénario est la nature et l’ampleur du relèvement et de la reconstruction des systèmes socio-économiques des pays touchés par Ebola qui sont assez complexes et nécessitent par conséquent des approches novatrices ainsi que des ressources substantielles», estime la note citée en haut.