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L’Ue appuie les services d’écoute

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L’Union européenne vient d’accorder aux Comores une enveloppe de 225.945 euros, au titre de l’initiative européenne en faveur de la démocratie et des droits de l’homme.

Par Abouhariat Said Abdallah

Le commissariat général au genre a tenu, hier dans ses locaux, une rencontre avec les partenaires pour la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route nationale en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux mineurs. L’Union européenne vient, en effet, d’accorder aux Comores une enveloppe de 225.945 euros, soit un peu plus de 111 millions de francs, au titre de l’initiative européenne en faveur de la démocratie et des droits de l’homme. Le contrat a été signé le 31 décembre dernier pour une période de deux ans à partir de janvier 2017. Sitti Farouwata, la commissaire au genre, a déploré l’accroissement du phénomène aux Comores. «Nous avons pensé mettre des jalons pour essayer de protéger ces victimes et de réduire le phénomène. Que les violeurs puissent être traduits en justice et que les victimes puissent être suivies et protégées». Selon elle, la feuille de route a été validée en conseil des ministres. «Aujourd’hui, l’Union européenne se positionne avec un montant de 225.945 euros, mais étant donné qu’elle travaille prioritairement avec des Ong, c’est l’Ascobef qui va recevoir cet argent à travers le commissariat», a précisé la commissaire.

«Nous avons besoin de l’aide des religieux qui ont un rôle majeur car c’est à travers leurs paroles dans les mosquées, les écoles coraniques et les assises que le message va passer». Pour Christophe Casas, attaché à la délégation de l’Union européenne à Maurice, qui couvre les Comores, il s’agit de la contribution de l’Ue, soit un appui aux services d’écoutes dans les trois îles sur le plan psychologique, juridique et logistique. Parmi les activités qui seront mises en place, c’est d’assurer le bon fonctionnement des services d’écoutes, une meilleure prise en charge des victimes tant sur le plan psychologique, médicale, juridique et logistique. «C’est aussi pouvoir mener des enquêtes au départ pour avoir une meilleure compréhension de la situation, améliorer la coordination, la formation des acteurs afin de réduire les violences faites aux femmes par une meilleure information, une meilleure sensibilisation des communautés, mais aussi à travers l’accompagnement de la justice. Que les coupables de ces violences puissent être pénalisés et que les victimes puissent être prises en charge et retrouver une vie normale», renchérit-il.