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Journée internationale de la langue maternelle : des tables-rondes au Cndrs sur le Shikomori

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«Cette journée sera mise à profit pour promouvoir la langue comorienne ; une idée du chef de l’Etat qui veut à tout prix que le Shikomori soit enseigné, avec l’anglais et l’arabe, à l’école primaire», a fait savoir Ben Said Chebani. Et d’ajouter que l’objectif est de réduire d’ici 2025 le taux d’analphabétisme aux Comores.

Par Nassila Ben Ali

Le ministère de l’Education nationale s’apprête à célébrer la journée internationale de la langue maternelle le mardi prochain, 21 février. De nombreuses activités sont au programme à cette occasion. Selon le directeur général de l’alphabétisation et de la promotion des langues, le thème choisi localement est «Le Shikomori et le développement». Au niveau international, l’Unesco propose le thème «Vers des avenirs durables grâce à l’éducation multilingue». Ben Said Chebani alias Dyla a annoncé l’organisation de plusieurs tables-rondes au Cndrs (Centre de documentation et de recherche scientifique) autour du Shikomori, notamment le Shikomori et la science, le Shikomori et la politique, le Shikomori et l’économie, etc.

«Cette journée sera mise à profit pour promouvoir la langue comorienne ; une idée du chef de l’Etat qui veut à tout prix que le Shikomori soit enseigné, avec l’anglais et l’arabe, à l’école primaire», a fait savoir Ben Said Chebani. Et d’ajouter que l’objectif est de réduire d’ici 2025 le taux d’analphabétisme aux Comores.
Pour l’apprentissage du Shikomori dans le primaire, il évoquera les travaux qui viennent d’être effectués par les spécialistes, à savoir Ahmed Mohamed Chamanga, Moinaecha Cheikh, Masseande Allaoui, entre autres, sur le graphique de la langue. A l’en croire, ces mêmes spécialistes ont tenu compte des dialectes insulaires. «On ne peut mieux apprendre une langue qu’en maitrisant d’abord la sienne», estime-t-il. L’Unesco a institué cette journée pour favoriser le développement durable, car, pour elle, les apprenants doivent avoir accès à l’éducation dans leur langue maternelle et dans d’autres langues. «C’est grâce à la maîtrise de sa première langue ou langue maternelle que les compétences de base en lecture, écriture et calcul peuvent être acquises. Les langues locales, en particulier les langues des minorités et des peuples autochtones, transmettent la culture, les valeurs et le savoir traditionnel, jouant ainsi un rôle important dans la promotion d’avenirs durables», estime l’Unesco.