Rapport annuel 2011 de la Bcc : Le taux de croissance du Pib s’est légèrement amélioré
06 décembre 2012

La Banque centrale des Comores (Bcc) vient de publier le rapport annuel 2011, sur son site web (www.banque-comores.km). Le gouverneur de la banque des banques, Mzé Abdou Mohamed Chanfiou, qui l’a soumis pour approbation au président de la République, présente, dans sa lettre introductive qui fait office de préface, les traits essentiels de l’évolution de la situation économique, financière et monétaire des Comores au cours de l’année 2011.
Sur le plan international, le gouverneur souligne que “l’année 2011 a été marquée par la crise de la dette souveraine dans la zone euro, les fortes tensions sur les marchés financiers s’étant propagées à la sphère réelle de l’économie mondiale“. Mzé Abdou Mohamed Chanfiou estime que “l’activité économique s‘est à nouveau ralentie dans toutes les grandes zones économiques, le taux de croissance s’établissant à 3,9% contre 5% en 2010”.
Aux Comores, l’année a été surtout marquée par la reprise effective des engagements du gouvernement dans le cadre du programme avec le Fmi, la confirmation du point de décision au mois de juin 2010 et la conclusion de la troisième revue au mois de juin 2012. Il rappelle dans sa lettre que cette conclusion a été accompagnée d’un décaissement de 1,557 million de Dts, portant le montant total des financements du programme à 8,9 millions de Dts, soit 5,1 milliards de Fc.
L’exercice budgétaire de l’année 2011 a été clôturé sans arriérés ni sur les échéances de la dette extérieure ni sur les salaires des fonctionnaires de l’Etat. Selon lui, “dans ce contexte favorable, le taux de croissance du Pib s’est légèrement amélioré, passant de 2,2% en 2010 à 2,6% en 2011, soutenu par la demande intérieure, notamment des investissements publics dans le domaine des infrastructures routières“.
Le taux d’inflation a été contenu à 1,8%, en moyenne annuelle, contre 3,8%, en 2010, en liaison avec une politique monétaire accommodante, qui a permis de maintenir un niveau de liquidité conforme aux objectifs de la Banque centrale. Dans sa présentation, le gouverneur de la Banque centrale estime que “dans le domaine des finances publiques, les principaux soldes budgétaires se sont améliorés.
Le solde primaire et le solde budgétaire de base sont ressortis positifs, représentant 1,6% et 1,1% du Pib contre des déficits de 1,6% et de 2,2%, respectivement en 2010. Le ratio d’endettement public s’est également amélioré avec un taux de 56,5% en 2011 contre 64,2% en 2010”. Au niveau des échanges extérieurs, “le compte des transactions courantes de la balance des paiements s’est détérioré, faisant ressortir un déficit de 20,1 milliards de francs contre 14,6 milliards de fc en 2010 et 13,9 milliards de fc en 2009, représentant 9,8% du Pib contre 7,4% et 7,5% respectivement.
Cette évolution résulte notamment de l’aggravation du déficit de la balance commerciale, en rapport avec la hausse des importations, accompagnée d’une détérioration des balances des services et des revenus, en dépit de l’amélioration des exportations de girofle et de la consolidation du solde des transferts courants“. Le compte de capital et d’opérations financières, précise-t-il, s’est accru de 17%, soutenu par la consolidation des avoirs de réserves et des investissements directs étrangers.
Dans le domaine monétaire, la masse s’est établie à 75,3 milliards de fc en 2011 contre 68,7 milliards de Fc en 2010, soit un taux d’accroissement annuel de 9,6% après 19,4% en 2010 et 13,3% en 2009. Dans le cadre de la politique monétaire, la Banque centrale a progressivement abaissé le taux de constitution des réserves obligatoires à 25% en juillet 2011 puis à 20% en juillet 2012 et maintenu à un niveau très bas le taux d’escompte (EONIA+1,5, soit 2,12% en décembre 2011).
Les taux de rémunération de l’épargne ont été fixés à un minimum de 1,75% et les taux débiteurs maintenus dans la fourchette [7%-14%]. S’agissant du refinancement, le système bancaire, après constitution des réserves obligatoires, présente une situation de liquidité excédentaire atteignant 7,6 milliards de Fc au 31 décembre 2011, justifiant en partie l’absence de demandes de refinancement.
Résumé par AAA

