
Une délégation du parlement de l'Union conduite par le président de la commission des relations extérieures, Ahmed Abdallah Abderrahmane, avait séjourné à Madagascar du lundi 15 au samedi 20 mars, a-t-on appris, hier mardi, lors d'une conférence de presse tenue à Hamramba, siège du parlement.
Il s'agissait, selon les élus, d'amorcer des négociations pour tenter de résoudre les problèmes de visas et de séjours que rencontrent les étudiants comoriens dans la grande île. Cette délégation était composée de cinq parlementaires, du commissaire Madi Ahamada, chef des services d'immigration/ports ainsi que d'un représentant du ministère des Relations extérieures. Cette mission est d'autant plus importante qu'il y a, à Madagascar, plus de six mille étudiants et élèves comoriens confrontés à des difficultés d'obtention de titres de séjour ou encore de coûts de visas.
A Madagascar, un titre de séjour pour les étudiants inscrits dans les universités privées revient à 300 euros par an et celui des universités et écoles publiques à 120. "Nous avons demandé aux autorités malgaches de fixer ce coût à 120 euros aussi bien pour le privé que le public", a déclaré Ahmed A. Abderrahmane. Selon lui, les autorités de la Haute transition sont d'accord "à condition que l'ambassade comorienne établisse une liste de tous les étudiants à Madagascar afin que l'on puisse maitriser la situation". Selon certains responsables malgaches, "des personnes se déclarent étudiants alors qu'ils ne le sont pas".
Après avoir rencontré, le vice-ministre malgache des Affaires étrangères et le ministre de l'Intérieur, de la sécurité publique et celui de l'Education ainsi que des responsables de la Haute autorité de transition, la délégation comorienne se dit "satisfaite des résultats qui seront concrétisés dans les meilleurs délais".
Pour sa part, le commissaire Madi Ahamada a rappelé qu'une mission de la direction nationale de la sureté du territoire Dnst, avait séjourné l'an dernier dans la grande île pour délivrer des passeports biométriques à tous les ressortissants comoriens.
C'est la première fois qu'une mission parlementaire s'attelle à régler les problèmes des étudiants comoriens à Madagascar. D'autres dossiers sont sur la table, c'est le cas notamment, de l'Egypte et de la France où plusieurs Comoriens suivent leurs études.
Ahmed Hassani

Les commentaires des internautes
Pour vos commentaires sur un article de la rédaction : alwatwan@alwatwan.net

