
Les résultats provisoires émanant de la commission électorale indiquent que le Oui l'emporte largement avec 92,32%. Le ministre des Affaires étrangères s'est dit "très satisfait, malgré une participation en dessous de la moyenne et du fait, surtout, que malgré les menaces de boycott violent, aucun incident majeur n'ait été enregistré". Des responsables de l'opposition estiment que le "pouvoir doit tirer les conséquences de ce faible taux de participation". Après la promulgation de cette loi, le président Sambi est tenu de convoquer, dans les délais constitutionnels, les élections législatives au risque, pour le pays, de se retrouver dans une période d'absence de droit.
Les résultas provisoires émanant de la Commission nationale électorale indépendante, font état d’un taux de participation nationale de 44,81%. Le Oui l’a emporté avec 92,32% et le Non 7,36%, et les bulletins nuls se situent à 6,34%.
Après ces résultats provisoires, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ben Said Jaffar, a réagi en premier et s’est dit “très satisfait des résultats, malgré une participation en dessous de la moyenne. Je me félicite de l’esprit de civisme manifesté par la population car, malgré les menaces de boycott violent, aucun incident majeur n’a été enregistré”. “Le vote s’est déroulé dans le calme et le peuple a fait preuve d’une très grande responsabilité”, a-t-il conclu.’’.
Dans l’opposition, certains responsables on fait une toute autre lecture des mêmes résultats. Selon eux, le faible taux de participation – qu’ils estiment à bien moins que celui annoncé par la commission, “constitue un désaveu du pouvoir de l’Union qui doit en tirer les conséquences en assumant les résultats”.
De l’avis général, la participation et le vote en faveur du projet proposé semblent avoir été dictés par la nécessité de réduire les dépenses au niveau des pouvoirs publics et la confusion et les conflits incessants dans la gestion quotidienne des affaires de l’Etat. Ahmed Abdallah, fonctionnaire au ministre des Finances explique son vote positif par le fait que selon lui, “ce projet nous permet de réduire les dépenses publiques pour nous consacrer, à la lutte contre la pauvreté et pour soutenir les efforts de développement initiés par le président Sambi”.
Halidi Allaoui, commerçant à Mutsamudu, dit ne pas “comprendre pas pourquoi on pourrait s’opposer à ce projet alors qu’il ne met en danger l’autonomie et ne touche pas à la tournante, les deux éléments constitutifs de l’esprit de la déclaration de Fomboni sur la réconciliation nationale”.
Après promulgation de cette loi, le président Sambi va devenir la seule institution nationale en exercice. Les assemblées de l’Union et des îles sont arrivées en fin de mandat au mois d’avril 2009. Le président est tenu de convoquer dans les délais constitutionnels les élections législatives au risque d’entrer dans une période de non droit.

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